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Communications salle G05 (salle du Conseil ALL)
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agnes.morini@univ-st-etienne.fr
Dans le cadre d'une réflexion sur les phénomènes de contestation de l'autorité politique par la littérature ou les arts, il apert que, dans bien des pays d'Europe, l'autorité politique s'est identifiée avec celle du Monarque, alors qu'en Italie, cas exceptionnel (et pour cause, puisque le siège de la papauté y est implanté depuis deux millénaires sans autre interruption que le demi-siècle avignonnais), c'est la papauté qui s'est constituée en pouvoir politique, se revendiquant d'une autorité spirituelle et morale, et s'incarnant en un véritable organisme étatique. Il semble de ce fait intéressant d'interroger les figures littéraires (artistiques en général) de contestation de l'autorité du Pape et, inversement, d'adhésion à celle-ci. Le thème permet non seulement de déployer des travaux sur une spécificité italienne, celle d'un pays à la fois laïc et non-laïc, où la figure du Pape remplace celle du roi, mais encore d'offrir une place à des approches diachroniques de la question. Le pape et la papauté constituant deux « incarnations » de l'autorité : l'une institutionnelle (le gouvernement ecclésiastique), l'autre individuelle (le souverain pontife comme successeur de Pierre investi d'une mission de divine inspiration et exerçant à ce titre une autorité suprême), les 22 contribuants de ce colloque ne s'interdiront évidemment pas de les comparer respectivement à d'autres figures de « chefs », doge ou prince que ce soit, dans le contexte politico-historique bien particulier de l'Italie pré-unitaire, mais aussi Duce ou roi de plus récente mémoire, et à d'autres « églises », dans le sens que chacun voudra donner à ce terme. Les travaux s'efforceront de mettre en évidence, entre autres, les liens entre l'autorité et le pouvoir (abus compris ; c'est dans ce cadre que sera éventuellement introduit le concept d'autoritarisme) ; l'obéissance (selon son degré d'élection, jusqu'aux formes extrêmes de la fascination et de l'idolâtrie) ; la rébellion (qui investit les genres parodique, satirique, burlesque, et ainsi de suite) ; la violence ou la force (toute forme de contrainte, en somme, dont certaines formes insidieuses de persuasion) ; l'éthique (l'autorité du Pape est-justifiée au plan moral, ou pas ? ...).
mise à jour le 22 novembre 2011

