Les métiers du droit sont particulièrement nombreux et diversifiés. Si certains sont directement accessibles avec une licence (bac + 3) ou un master (bac + 5), d'autres nécessitent parfois de réussir un concours ou un examen.
C'est la raison pour laquelle il peut être utile de s'inscrire dans l'une des formations aux concours proposées par la Faculté de droit. L'Institut d'Etudes Judiciaires (IEJ) est plutôt destiné à préparer aux métiers de la justice et de la police, alors que le centre de préparation aux concours administratifs (CPCA) est davantage orienté vers les concours administratifs.
Les rémunérations
Les rémunérations des juristes sont variables. Quelques avocats peuvent gagner plus de 10.000 € par mois alors que d'autres auront du mal à payer les charges du cabinet ! La rémunération moyenne annuelle d'un avocat s'établit plutôt entre 57.000 et 60.000 €. Pour un juriste salarié en entreprise, la moyenne annuelle est de l'ordre de 42.000 €. Elle descend à moins de 30.000 € pour un juriste dans le milieu associatif.
Dans la fonction publique, les traitements dépendent du niveau de recrutement, de l'ancienneté et donc de la place dans la grille indiciaire. Un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse ou un greffier peuvent ainsi gagner entre 1.200 et 2.500 € alors que la fourchette se situe plutôt entre 1.900 et 6.000 € pour un magistrat, un directeur des services pénitentiaires ou un commissaire de police.
Dans tous les cas, le cumul de compétence (par exemple un diplôme en droit + une école de commerce), une année passée à l'étranger ou un master particulièrement recherché peuvent constituer des atouts dans la recherche d'un emploi.
Des métiers très variés
Selon une enquête publiée en 2008 par le magazine "l'Etudiant" : "environ 60 % des étudiants en droit travaillent en entreprise, la moitié d'entre eux s'insérant au niveau licence (assistant juridique, chargé sinistres dommages...), l'autre moitié au niveau d'un master ou plus (juriste d'entreprise, juriste d'assurance, fiscaliste...). Environ 25 % s'orientent vers la fonction publique d'État ou territoriale en passant des concours de commissaire ou lieutenant de police, rédacteur territorial, inspecteur des impôts, etc. Seuls 10 % deviennent auxiliaires de justice, c'est-à-dire avocat, magistrat, greffier... Enfin, les 5 % restant exercent des activités libérales autres que celle d'avocat : mandataire judiciaire, huissier de justice, notaire..." (En savoir plus...)
Les métiers de la justice
Les métiers publics
Police (Commissaire, lieutenant, agent de police), attaché d'administration scolaire ou universitaire, impôts ou trésor public (inspecteur, contrôleur, agent), fonction publique territoriale (secrétaire de mairie, attaché territorial...), fonction publique de l'Etat, directeur d'hôpital, fonctionnaire européen, administrateur au Parlement, professeur de droit, juriste de collectivité locale, etc...
Les métiers de l'entreprise
Juriste social, juriste d'entreprise, avocat d'affaires, assistant en ressources humaines, commissaire aux comptes, contrôleur ou inspecteur du travail, agent immobilier, banquier, conseil en propriété industrielle, agent à la direction départementale de la concurrence et de la répression des fraudes, fiscaliste, journaliste ou documentaliste juridique, etc...

